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Les Moulins-bateaux

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Dès le Haut-Moyen Âge probablement, comme sur de nombreux cours d’eau européens, ont utilisa des moulins-bateaux qui pouvaient fonctionner en suivant les variations de niveaux de la Loire. Les moulins angevins étaient formés de deux vaisseaux entre lesquels était disposée la roue de dessous. Le plus grand, sur lequel se trouvait la maison du moulin qui contenait les mécanismes et les meules, était appelée le « bac ». L’autre vaisseau, plus étroit, était appelé la « foraine » et soutenait l’extrémité de l’arbre moteur qui portait la roue.

Ces moulins pouvaient être postés juste en aval des arches des ponts pour profiter de l’accélération de l’eau, près des rives ou en pleine eau ; souvent on construisait des digues, ou « duits », fait des pieux, de branchages et de pierres, qui détournaient les basses eaux estivales vers leurs roues.

Il y a probablement eu plusieurs centaines de moulins à bac et foraine sur la Loire ; en France, les derniers ont cessé de fonctionner vers le milieu du 19e siècle. Quelques uns subsistaient en Europe de l’Est à la fin du 20e siècle.

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Fig 8 - Plan avec vue verticale de haut en bas des moulins-bateaux appartenant à Charles Maupassant, amarrés aux piles du pont des Sept-Voies, à Saumur. Détail. « Plan pour être joint au rapport de M. l'Ingénieur Normand, en date du 25 novembre 1824, sur une pétition du Sr. Paterne et à la lettre de l'Ingénieur en chef du 3 décembre 1824, à M. le Préfet de Maine-et-Loire. À Angers, le 8 janvier 1825. L'Ingénieur en chef de Maine-et-Loire, R. Derrien » (121 S 88). Cl. Inv. 2009492184 NUCA_P.

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