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L'Association

Crée en 1975, l'AMA à pour but l'étude, la sauvegarde et la restauration des Moulins de l'Anjou. 

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Historique

En 2025, nous fêterons les cinquante ans de l’AMA !
 Un demi siècle, ce n’est pas rien !

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Herman-Armour Webster,

Autoportrait. 1958.

Cependant, les prémices de la sauvegarde des moulins angevins sont bien plus anciens.

Dès mars 1936, le journal Ouest-Eclair s’émouvait de la démolition d’un moulin près de Pouancé, le moulin de Virebouton. N’avaient-ils pas de jolis noms nos moulins ! Le meunier de la Coconnerie, voisin, déclarait alors qu’à son arrivée, en 1912, il voyait tourner 52 moulins du haut de sa tour. Depuis, chaque année, la presse locale se fit l’écho de leur disparition.

 

C’est probablement influencé par les articles initiés par Herman-Armour Webster, dès 1929 dans la revue du Touring club de France puis de son cri d’alarme poussé dans la revue l’Illustration, en octobre 1937, qu’Henri Enguehard s’inquiéta à son tour du sort des moulins d’Anjou.

 

Jeune architecte des monuments historiques nommé à Angers, Henri Enguehard, parcourant les campagnes pour découvrir le terroir angevin, fut ému par les nombreuses silhouettes décharnées, fantômes immobiles qui hantaient le bocage et les coteaux de notre département.

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En 1960, il lance une première alerte dans la Revue de l’Anjou.

 

L’année précédente, Ouest France consacrait déjà un grand article sur le célèbre moulin de la Croix-Cadeau à Avrillé :

« Curiosité, par sa situation géographique, tombera-t-il en ruine, faute d’entretien, dans les jours à venir ? ».

 

Henri Enguehard, au cours de cette même année 1960, entreprend le recensement des derniers moulins d’Anjou, avec l’aide de l’architecte, Guy Lamaison.

 

Ce travail, mené sur le terrain, est achevé en 1964 et débouche sur une cartographie très précise d’environ 620 moulins à vent, avec leur état de conservation.

 

Fort de cette analyse, il établit une liste de 48 moulins potentiellement accessibles à une protection des Monuments historiques. 38 sont retenus. Ouest France, fait alors largement écho de ce projet.

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Henri Enguehard (1899-1987),

Premier président de l'AMA

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Paul Hoinard, Meunier du Ratz,

le seul moulin à vent à fonctionner pendant plus

de 2 siècles depuis 1796.

De 1968 à 1972, Chris Gibbings poursuit et complète ce recensement de terrain.

 

A cette époque, sur les 2070 moulins à vent actuellement recensés en Anjou du 14e au 20e siècle, un seul a résisté au combat mené par les grandes minoteries : le moulin du Ratz de maître Hoinard, à Challain-la-Potherie.

 

Paul Hoinard est alors à l’Anjou ce que fut Marcel Barbier pour la Beauce, l’un des derniers résistants. Il nous disait sa fierté, avec son inimitable accent : « Il tourne mon moulin m’seur Gibbince, j’vous en gâranti ! ».

Plusieurs moulins à eau, également, sont encore actifs dans les années 1970.

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En 1974, un petit groupe de propriétaires et d’amoureux des moulins se constitue autour d’Henri Enguehard pour plancher sur l’avenir de ce patrimoine en péril.

 

L’année suivante voit la naissance de l’Association des Amis des Moulins d’Anjou (A.M.A.).

 

Les décennies qui vont suivre, jusqu’à la fin des années 1990, marquent une grande période d’euphorie pour les moulins d’Anjou qui va permettre à une quarantaine d’entre eux de renaître : en simples silhouettes ou retourner aux vents.

 

Le moulin du Ratz est bien sûr de la fête. Lui qui n’a jamais cessé de travailler depuis la fin du 18e siècle se reposera quelques mois pour retrouver de nouvelles ailes avant de repartir de plus belle.

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Lucie Caillé, 

première secrétaire de l'AMA

Cheville ouvrière des dossiers de restauration.

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Le slogan lancé par l’AMA est « 100 moulins à vent pour l’Anjou ». La gestion départementale est alors sous la tutelle du préfet Robert qui s’est pris de passion pour ce patrimoine et souhaite voir des silhouettes restaurées dans toutes les campagnes angevines. Les subventions départementales et régionales permettent la restauration d’un ou deux moulins par an. Une quarantaine d’entre eux sont ainsi remis en état. Une vingtaine retrouvent leurs grandes ailes blanches. Plusieurs moulins  terriers retrouvent le fil de l’eau.

 

Il faudra encore attendre quelques années pour qu’à l’initiative de Jacques Meugé, les moulins à eau retrouvent leur place dans l’histoire de la meunerie angevine.

Sans doute y avait-il moins « péril en la demeure » ?

Cette période est inoubliable pour les amis des moulins d’Anjou, avec le souvenir de personnalités qui ont marqué la sauvegarde des moulins. Lucie Caillé, l’incontournable secrétaire de l’AMA, Marie-Antoinette Lebastard, Henri Civel, et son expertise de technicien de grande qualité du cabinet d’architecture Masson-Lamaison…

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Les années 1990 sont encore celles du successeur d’Henri Enguehard à la tête de l’AMA, Bernard Sauldubois, infatigable combattant de la sauvegarde qui prendra également en main les destinées de notre fédération.

 

Ce fut là un tournant auquel pourrait être attribué un nouveau slogan : « Moins mais mieux ! ». 

Car restaurer de simples silhouettes inertes comme ce fut le cas pour une vingtaine de moulins à vent, fut peut-être une erreur, une mécanique qui ne tourne pas est une proie facile pour les aléas climatiques. Il fallait donc peut-être avoir moins de moulins restaurés mais restaurés dans les règles de l’art qui les amènent à tourner et être bien entretenus.

 

Le moulin du Ratz est bien sûr de la fête. Lui qui n’a jamais cessé de travailler depuis la fin du 18e siècle se reposera quelques mois pour retrouver de nouvelles ailes avant de repartir de plus belle.

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Bernard Sauldubois,

président de l'AMA de 1987 à 2003.

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Jean-Claude Baron,

président de l'AMA de 2003 à 2011.

Aujourd’hui, à l’issue des vingt années du nouveau millénaire, les choses ont changé, comme a changé la politique de sauvegarde du patrimoine qui se dégrade au fil du temps avec de moins en moins de moyens pour le sauver.

 

Nos chers moulins restaurés à l’époque ont perdu les passionnés qui leur ont redonné vie et sont passés aux mains de leur descendance qui n’est pas obligatoirement animée de la même passion ni bénéficiaire des aides qui permettent de faire vivre un patrimoine qui peut parfois s’avérer être un « cadeau empoisonné », d’autant plus que le temps continue son œuvre destructrice dans un contexte économique de moins en moins favorable.

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L’AMA a perdu depuis longtemps ses prérogatives de gestion des dossiers de restauration et de subvention. Elle a donc dû forcément s’adapter à un rôle nouveau, loin des pouvoirs décisionnels.

 

Aujourd’hui, notre association est devenue conseillère pour les propriétaires en quête d’informations.

 

Depuis un demi-siècle, elle a cependant gardé sans relâche son rôle d’historienne, à l’initiative de plusieurs de ses membres qui ont su extraire de poussiéreuses archives, la substantifique moelle de l’histoire oubliée de la meunerie angevine.

 

Grâce à l’AMA encore, il n’est plus, depuis trente ans, une publication touristique ou historique qui oublie les moulins d’Anjou.

 

L’AMA des années 2010 et 2020 est aussi au cœur de la bataille qui oppose, dans un incompréhensible combat, les propriétaires de moulins et l’administration. Au cœur d’une illogique politique qui prône une indispensable conversion des sources énergétiques tout en contrariant l’initiative des acteurs de cette conversion.

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Gérard Dubaux (à gauche), président de l'AMA de 2011 à 2017 et Daniel Fournier, actuel président.

L’AMA de 2021 n’est plus celle de 1975. Les enjeux, les moyens ont changé pourtant, la même urgence à sauver les moulins est toujours bien présente.

 

C’est pourquoi, dans les temps à venir, notre association va retrousser ses manches et rouvrir le dossier du grand péril des moulins à vent.

 

Plusieurs initiatives individuelles ont déjà redonné vie à quelques-uns, d’autres sont prometteuses comme l’aventure du moulin Garreau, très vieux moulin, acteur probable de la naissance du moulin cavier en Anjou.

 

D’autres encore, sauvés et remis au vent jadis, piaffent d’impatience à faire retourner leurs ailes.

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Notre association, l’une des pionnières dans la restauration de notre cher patrimoine molinologique, n’a pas dit son dernier mot.

 

Elle a connu cinq présidents et en connaitra d’autres pour l’aider à œuvrer à la connaissance des moulins, à leur sauvegarde, à leur aura touristique, à la transmission d’un savoir-faire ancestral pour les générations futures, pour que tournent encore longtemps les grandes ailes blanches de nos coteaux ligériens, aux vents de galerne et de soulaire, et les infatigables roues au fil de l’eau de nos multiples ruisseaux.

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L'équipe

Bureau de l'Association 2022

  • Président : Daniel Fournier,

  • Vice-présidents : Gilbert Terrien

 Hervé Vincendeau

 Claude Voillequin

 Philippe Cauwel et commission moulin à vent

  • Secrétaire : Anne Raclin

  • Trésorier : Bernadette Gauguet

 

Font également parti du Conseil d'administration

  • Chantal Dubarry : Trésorière adjointe et responsable librairie

  • Michel Raclin : Secrétaire adjoint

  • Alain Dubarry : Responsable librairie et production électricité

  • Réjane Baron : Commission moulin à vent

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Adhérer à l'AMA

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Conditions d’adhésion et de renouvellement : 
Bulletins d'adhésion en pièce jointe en bas de la page

  • Cotisation AMA 2025 : 32 € 

  • Membre bienfaiteur : 64 € et plus

 "L'adhésion à notre association comprend la fourniture annuelle de trois bulletins expédiés à votre domicile.
Chaque bulletin présente des sujets spécifiques aux Moulins d'Anjou, historiques, techniques, etc."

L'abonnement au bulletin de la FFAM (Fédération Nationale) "Moulins de France" est de 22 €  en plus pour les membres de l'AMA.

Bulletin d'adhésion

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